mardi 1 juillet 2008

Soyez branchés

Les Français sceptiques sur la capacité de Nicolas Sarkozy à relancer l'Europe



A une semaine de la présidence française de l'Union européenne les Français sont aussi pessimistes sur les bénéfices de la construction européenne qu'en 2005, année du référendum français. En moyenne depuis 2005, 37 % des Français pensent que la France n'a pas bénéficié de l'Union. C'est ce que révèlent plusieurs sondages récents parus depuis le non irlandais au traité de Lisbonne.
Une étude TNS-Sofres, publiée mardi 24 juin, constate que depuis 1973, date à laquelle la Commission européenne a commencé à mesurer l'opinion des Européens, le pessimisme français fluctue selon la perception de la situation économique et politique nationale. Alors que les Français estimaient à 60 % après l'élection de Nicolas Sarkozy, que l'appartenance de la France à l'UE était une bonne chose, ils ne sont plus que 48 % aujourd'hui, selon l'eurobaromètre réalisé de mars à mai 2008 auprès de 30 000 personnes. Ils étaient 45 % en 2005. L'europhilie était à son plus haut niveau sous le gouvernement Jospin qui bénéficiait en 2000 d'une croissance à 3,9 % du PIB. Aujourd'hui, près de 80 % des Français estiment que "les choses ont tendance à aller plus mal." 48 % des personnes interrogées pensent que l'UE ne les aide pas à se protéger des effets négatifs de la mondialisation. Associant mondialisation et délocalisation, ils vivent la construction européenne comme une régression sociale.
Le troisième non au traité européen a signé le désamour de l'Europe, commente le commissaire français Jacques Barrot qui voudrait voir renaître un désir d'Europe. Dans ce contexte, seules 39 % des personnes interrrogées croient que la présidence française de l'Union pourra changer les choses de manière positive. Le non irlandais et l'incapacité de l'Union à trouver une réponse concertée à la crise des prix du carburants ont servi d'électrochoc. Le décalage entre les politiques européennes et les attentes des populations de l'Union a dominé l'audition, mardi, du secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, par les délégations pour l'Union européenne de l'Assemblée nationale et du Sénat. "Le décrochage des peuples avec l'UE est un problème énorme qu'on ne résoudra pas par miracle", a déclaré l'ancienne ministre socialiste Catherine Tasca, en s'interrogeant sur la capacité de la présidence française à y répondre. La situation a amené le gouvernement à corriger le tir en mettant davantage en avant ces derniers jours la politique sociale dans les objectifs de sa présidence. "Nous allons corriger cette insuffisance, nous ferons en sorte qu'elle soit notre cinquième priorité", a confirmé M. Jouyet.

Coin de l’élève

La journée de Frédéric Thibault

À six heures et demie du matin il se rase pendant que sa femme, Nathalie, prépare le petit déjeuner dans la cuisine. Frédéric va au travail en bus. Il arive à huit heures. À une heure moins vingt-cinq de l’après-midi, il déjeune. À six heures du soir il prend le bus et pense à regarder la télé. À sept heures moins dix, Frédéric et Nathalie finissent un jeu de tennis. À huit heures du soir Frédéric, Nathalie et leurs enfants regardent la télé. À onze heures du soir Frédéic et sa femme se couchent.


L’histoire de Jean et Marine

Jean et Marine se connaissent à l’université. Ils s’aiment dès le premier regard. Ils se téléphonent tous les jours et s’embrassent quand ils se rencontrent.
Au début de l’amour, ils se saluent avec beaucoup de bises, mais après un temps ils se disputent tous les jours et se battent fréquemment. Après ils se quittent, ils cherchent une nouvelle maison et ne se réconcilient pas. Aujourd’hui ils ne se parlent plus, ils ne s’embrassent plus. Et quand se retrouvent, ils ne se saluent pas. L’amour est fini.


Ces textes ont été écrits par Verônica Moreno, étudiante du niveau débutant, classe de mardi-jeudi.

Curiosités de la langue


Les proverbes sont comme des sentences de vie. Leur bon sens a traversé le temps et nous invite à la réflexion afin de méditer sur des textes dont on peut faire tous les jours notre profit.*

Ce que tu fais te fait.
Les pensées ne paient pas d’impôt.
Le meilleur médecin est la marmite.
Quand le vin est tiré il faut le boire.
Après la pluie, le beau temps.
Chat échaudé craint l’eau froide.
À bon entendeur, salut.
Il n’y a que le premier pas qui coûte.
Chacun prend son plaisir où il peut.
La nuit porte conseil.
Ventre vide n’a pas d’humeur.
Qui dort dîne.
Les bons livres font les bons amis.
Les absents ont toujours tort.
On ne juge pas l’arbre à son écorce.
À coeur vaillant rien d’impossible.
Pierre qui roule n’amasse pas mousse.
L’homme ne vit pas seulement de pain.

* GASTALDI, Jean. Le petit livre des proverbes. La Flèche: Éditions du Rocher, 2000.

Ouverture culturelle

La truffade auvergnate

Ingrédients :

600 g de pommes de terre
300 g de tomme fraîche de cantal (fromage)
130 g de poitrine de porc fumée
1 cuillerée à soupe de saindoux (ou beurre)
3 gousses d'ail
Sel et poivre

Préparation :

Couper la poitrine fumée en petits dés. Éplucher, laver et couper les pommes de terre en fines rondelles. Les sécher dans un torchon et couper la tomme fraîche de cantal en lamelles.

Mettre le saindoux à fondre dans une poêle. Ajouter les lardons et les rissoler. Verser les pommes de terre et les cuire à couvert pendant 15 minutes à feu moyen en remuant de temps en temps à la spatule de bois. Saler et poivrer.

Lorsque les pommes de terre sont bien rissolées, les écraser grossièrement à la fourchette et ajouter l'ail finement haché.

Dans la poêle, répartir les lamelles de tomme fraîche de cantal. Mélanger puis laisser dorer quelques minutes sans remuer.

Prenez note


JACQUES DEMY EN CHANTÉ



Cine Humberto Mauro – Palacio das Artes - R$5,00 (plein tarif) R$2,50 (étudiants et + de 60 ans)

lundi 30: 17h - Jacquot de Nantes 21h - Peau d’Âne

mardi 1er: 17h - Les Demoiselles de Rochefort 19h10 - Les Parapluies de Cherbourg 21h - La Baie des Anges

mercredi 02: 17h - Lola

jeudi 03: 17h - Peau d’Âne 18h50 - Jacquot de Nantes
21h - Les Parapluies de Cherbourg

vendredi 04: 17h - La Baie des Anges 18h40 - Les Demoiselles de Rochefort 20h50 – Lola

samedi 05: 16h - Jacquot de Nantes 18h10 - Les Demoiselles de Rochefort 20h20 - Lola

dimanche 06: 16h - Peau d’Âne 18h - Les Parapluies de Cherbourg 19h50 - La Baie des Anges

lundi 07: 17h - Peau d’Âne 21h - La Baie des Anges

mardi 08: 17h - Jacquot de Nantes 19h - Les Demoiselles de Rochefort 21h - Lola

mercredi 09: 17h - Peau d’Âne 21h - Les Parapluies de Cherbourg

Humour


mardi 17 juin 2008

Soyez branchés au monde




Accident d’avion au Soudan : près de 100 morts, des dizaines de blessés


Près de 100 personnes ont péri lorsque leur avion, un Airbus de Sudan Airways, a pris feu le mardi 10 juin après son atterrissage à l'aéroport de Khartoum, a annoncé la télévision de l'Etat soudanais.
Les informations préliminaires indiquent que près de la moitié des 203 passagers sont morts.
L'avion de ligne de la compagnie nationale Sudan Airways, un Airbus, a dévié de la piste après l'atterrissage puis a pris feu, a affirmé une source policière citée par la télévision.
"Il y a eu une explosion dans l'un des moteurs et l'avion a pris feu", a affirmé à la télévision le directeur de l'aéroport de Khartoum, Youssef Ibrahim.
"Nous ne pouvons pas donner de chiffre précis" des victimes, mais "un grand nombre de passagers sont sains et saufs", a-t-il assuré.
Les passagers sont au nombre de 203, l'équipage de 14, selon la télévision.


L'appareil arrivait en provenance d'Amman via Damas. L'avion aurait dévié en raison des mauvaises conditions climatiques, Khartoum ayant été le théâtre de tempêtes de sable puis de pluies diluviennes mardi.
"Les hôpitaux de Khartoum ont accueilli un grand nombre de blessés", a indiqué un présentateur de la télévision. Les blessés seraient dans un état stable.
Plus d'une heure après l'accident, l'avion était encore la proie des flammes. Les images de télévision montraient des pompiers munis de lances à incendie autour de l'appareil tentant d'éteindre le feu, qui avait déjà ravagé la partie supérieure de la carlingue.
Un haut responsable de la police soudanaise, Mohammed Naguib al-Tayyeb, avait dans un premier temps indiqué que la majorité des passagers avait pu quitter l'avion avant qu'il ne prenne feu.
Les services de secours soudanais se trouvaient sur place en grand nombre. Les familles des passagers attendant à l'aéroport se trouvaient dans un état de "grande panique", a précisé la télévision.